CONTRATS DE PERFORMANCE 2026 : L’INPP ÉVALUÉ À MI-PARCOURS

CONTRATS DE PERFORMANCE 2026 : L’INPP ÉVALUÉ À MI-PARCOURS

L’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP) a accueilli, jeudi 10 septembre 2026, la cérémonie officielle de présentation de la Revue à mi-parcours des contrats de performance conclus entre le Gouvernement, l’INPP et l’Office National de l’Emploi (ONEM). Présidée par le ministre de l’Emploi et du Travail, Son Excellence Ferdinand Massamba wa Massamba, cette rencontre a permis d’évaluer les résultats du premier semestre et d’arrêter les mesures correctives à mettre en œuvre avant le 31 décembre 2026.

La cérémonie s’est déroulée dans la salle polyvalente Sadako Ogata de la Direction provinciale de l’INPP/Kinshasa-Limete, en présence des agents et cadres de l’INPP et de l’ONEM, des membres des conseils d’administration des deux établissements ainsi que de plusieurs responsables du secteur de l’emploi et de la formation professionnelle.

Parmi les personnalités présentes figuraient notamment le Président du Conseil d’Administration de l’INPP, l’honorable Jean-Marie Lukulasi Massamba, le Directeur Général adjoint de l’INPP, M. Patrick Kayembe Nsumpi, le Directeur Général de l’ONEM, M. Fanon Beya Ngombe, le Secrétaire Général à l’Emploi et au Travail, M. Donat Bagula Mugangu, ainsi que le Ministre de l’Emploi et du Travail, SEM Ferdinand Massamba wa Massamba.

Un exercice de redevabilité et de pilotage stratégique

Après l’accueil des autorités et l’exécution de l’hymne national, l’entrée en matière a été marquée par le mot de bienvenue du Directeur provincial de l’INPP/Kinshasa-Limete.

La cérémonie s’est ensuite poursuivie avec les interventions des responsables de l’INPP et de l’ONEM, la présentation de la méthodologie utilisée par la commission mixte, chargée de l’évaluation ainsi que l’exposé des résultats enregistrés au cours du premier semestre 2026.

Prenant la parole au nom du Directeur Générale de l’INPP, Godefroy Stanislas Tshimanga wa Muntuabo en mission, le Directeur Général adjoint, M. Patrick Kayembe Nsumpi, a présenté les principales réalisations de l’Institut, les contraintes rencontrées et les perspectives pour la seconde moitié de l’année.

Il a souligné que la Revue à mi-parcours ne devait pas être considérée comme une simple formalité administrative, mais comme un moment de vérité, d’évaluation et de pilotage stratégique.

Cet exercice permet à l’Institut de mesurer les progrès accomplis, d’identifier les difficultés et d’adopter, en temps utile, les mesures nécessaires à l’atteinte des objectifs annuels.

Le DGA a également rappelé la mission stratégique de l’INPP, établissement public créé en 1964 et chargé de contribuer à la qualification du capital humain congolais ainsi qu’à l’amélioration de la compétitivité des entreprises.

34 376 personnes formées au premier semestre

Présentant les conclusions de ses travaux, la commission mixte a relevé des résultats globalement satisfaisants pour l’INPP, particulièrement dans les domaines de la formation professionnelle, de la mobilisation des ressources propres et de la gestion financière.

Sur une prévision semestrielle de 42 850 personnes à former, l’INPP a enregistré 34 376 apprenants en formation initiale et continue, soit un taux d’exécution d’environ 80,2 %.

Ces résultats ont également été soutenus par le lancement et le développement de nouvelles filières de formation, particulièrement dans le domaine des métiers verts. Cette diversification répond à la volonté de l’Institut d’adapter continuellement son offre de formation aux mutations économiques, technologiques et environnementales ainsi qu’aux besoins évolutifs du marché du travail.

Sur les 28 orientations retenues, 19 ont été entièrement exécutées, 7 partiellement réalisées et 2 restes non réalisées. Soit 92,86 % des orientations avaient enregistré au moins un début d’exécution à la fin du premier semestre.

S’agissant des engagements directement inscrits dans le contrat de performance, l’INPP en comptait onze, dont huit entièrement réalisés et trois partiellement exécutés.

La tutelle avait, pour sa part, souscrit huit engagements : trois ont été totalement exécutés et cinq partiellement réalisés.

La cotisation patronale portée à la hausse

Dans son intervention, le Directeur Général adjoint de l’INPP a salué l’évolution du taux de cotisation patronale destiné au financement de la formation professionnelle.

Ce taux passé à la hausse, constituant une avancée importante dans le renforcement des ressources de l’Institut et de ses capacités d’intervention.

M. Patrick Kayembe Nsumpi a néanmoins rappelé la nécessité de poursuivre les démarches en vue d’atteindre l’objectif contractuel de 2 %. La réalisation de cet objectif permettrait à l’INPP de disposer de moyens mieux adaptés à l’étendue de ses missions dans un pays aux dimensions continentales.

Il a également appelé au renforcement du recouvrement des cotisations auprès des employeurs publics et privés, ainsi qu’à une responsabilité partagée entre l’Institut et sa tutelle dans la réalisation des engagements souscrits.

Des investissements à accélérer

Si les résultats financiers ont été jugés appréciables, la commission a cependant relevé un contraste entre la capacité de mobilisation des ressources et l’exécution des investissements physiques.

À mi-parcours, le budget d’investissement financé sur fonds propres avait été exécuté à hauteur de 25,98 %.

Des écarts de performance ont également été constatés entre les différentes directions provinciales et entités de l’Institut. Certaines ont enregistré des niveaux d’exécution élevés, tandis que d’autres demeurent peu performantes sur plusieurs indicateurs.

La commission a notamment relevé le suivi insuffisant du plan de passation des marchés, la faible affectation de certaines ressources aux investissements, le manque de visibilité sur certaines contributions des partenaires et les retards dans la mobilisation de ressources inscrites au budget de l’État.

Pour la Direction Générale, ces contraintes ne constituent pas des excuses. Elles doivent plutôt être considérées comme des défis objectifs à traiter collectivement dans un esprit de responsabilité, de dialogue et de recherche de solutions

Les priorités du second semestre

Pour améliorer les performances de l’INPP avant la fin de l’exercice, la commission mixte a formulé plusieurs recommandations.

Il s’agit notamment d’accélérer les investissements, de finaliser les orientations encore partiellement réalisées, d’intensifier les activités de formation pour atteindre les objectifs annuels et de renforcer le dispositif de suivi des engagements.

La commission a également recommandé l’élaboration de plans de redressement spécifiques en faveur des directions et entités les moins performantes, ainsi que l’amélioration de la traçabilité des financements provenant des partenaires.

À la tutelle, il a été recommandé de poursuivre les démarches nécessaires au décaissement effectif des crédits budgétaires dus à l’INPP et d’accompagner l’Institut dans le recouvrement de ses créances, particulièrement auprès des entreprises et établissements publics.

La Direction Générale entend, pour sa part, renforcer le suivi mensuel des performances, intensifier le recouvrement, accélérer l’exécution du budget d’investissement et concentrer les efforts sur les actions prioritaires.

L’ONEM également évalué

La cérémonie a aussi permis de présenter les résultats à mi-parcours du contrat de performance de l’ONEM

Dans son intervention, le Directeur Général de cet établissement, M. Fanon Beya Ngombe, a présenté le contrat de performance comme un pacte de confiance entre l’Office et le Gouvernement.

Les engagements évalués portent notamment sur la digitalisation et la modernisation des services, l’extension territoriale, la production de statistiques fiables, la promotion de l’emploi et de l’entrepreneuriat des jeunes ainsi que l’amélioration de l’intermédiation entre les demandeurs d’emploi et les entreprises.

La commission a reconnu les avancées réalisées tout en recommandant une accélération du recouvrement, de la digitalisation, de l’extension territoriale et du renforcement du dispositif statistique.

Signature et transmission officielle des rapports.

Après la présentation des résultats de l’INPP et de l’ONEM, les parties concernées ont procédé à lasignaturedes rapports issus de la Revue à mi-parcours.

Les documents ont ensuite été officiellement remis au Secrétaire Général à l’Emploi et au Travail, M. Donat Bagula Mugangu, qui les a transmis au ministre de l’Emploi et du Travail.

Cette séquence a consacré l’adoption des constats, conclusions et recommandations formulés par la commission mixte, ouvrant ainsi la voie à leur mise en œuvre et à leur suivi au cours du second semestre, Le ministre appelle à la remobilisation.

Dans son allocution, SEM Ferdinand Massamba wa Massamba a salué les efforts consentis par les dirigeants, les cadres et les agents de l’INPP et de l’ONEM ainsi que la qualité du travail réalisé par les membres de la commission mixte.

Le ministre a expliqué que l’organisation de cette revue répondait à la nécessité de ne plus attendre la fin de l’exercice pour constater les écarts, mais de les identifier suffisamment tôt afin de les corriger.

Il a résumé la démarche en cinq actions : assigner, mesurer, corriger, remobiliser et accélérer.

Le ministre a demandé à chaque responsable de connaître clairement ses assignations, le niveau atteint, les écarts enregistrés et les mesures correctives à mettre en œuvre avant le 31 décembre 2026.

Il a également chargé le Secrétaire Général à l’Emploi et au Travail, en collaboration avec son cabinet, d’assurer un suivi rapproché de l’application des recommandations issues de la revue.

Ferdinand Massamba wa Massamba a enfin réaffirmé l’engagement du Gouvernement à accompagner la montée en puissance de l’INPP et de l’ONEM.

Il a souligné que la République démocratique du Congo avait besoin d’un INPP fort, capable de développer les compétences nécessaires à son économie, et d’un ONEM performant, mieux outillé pour organiser le marché du travail et faciliter l’accès des Congolais aux possibilités d’emploi, dans le respect de l’égalité des chances et de l’inclusion des personnes vivant avec handicap.

La cérémonie s’est achevée par la traditionnelle photo de famille réunissant successivement les autorités, les membres des conseils d’administration et ceux de la commission mixte.

Cette Revue à mi-parcours ouvre désormais une nouvelle phase de mobilisation et d’accélération pour permettre à l’INPP d’améliorer davantage ses performances et d’atteindre les objectifs fixés pour l’exercice 2026.

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