La certification professionnelle des stagiaires, un vaste chantier d’actualité à l’INPP

Publié le 11-04-2018

L’INPP et le Ministère du Travail, Emploi et Prévoyance Sociale (MTEPS) sont engagés il y a quelques jours dans une grande réforme pertinente sur la certification professionnelle, une problématique qui se pose avec plus d’acuité dans le domaine de la formation professionnelle dont l’INPP est le dépositaire en RDC. Au cours d’un atelier d’information organisé par le Département Technique de l’INPP à l’endroit des personnels dudit ministère, les violons se sont accordés pour la création et la mise en œuvre d’un cadre de certification en formation professionnelle. Le but est de normaliser les titres de qualification professionnelle pour promouvoir, valoriser et reconnaître les acquis des compétences des stagiaires auprès des autres ministères, institutions voire au niveau régional, continental et international. La salle polyvalente de la direction provinciale de l’INPP a servi de cadre d’accueil de l’atelier, qui a commencé depuis le vendredi 06 et s’est clôturé samedi 07 avril dernier.

Grâce à un management axé sur les résultats porté par le Numéro 1 de l’INPP, Maurice TSHIKUYA est déterminé à faire de l’INPP une référence et un pôle de compétences en vogue. L’atelier a été animé par le Chef de département technique de l’INPP, le Directeur Paul NKONGOLO, avec l’assistance des directeurs de l’Inspection-Qualité, Patty VENSYSABO et des Etudes, Emmanuel BOLA qu’accompagnaient les chefs de division et service de l’INPP. Les participants étaient notamment, les cadres de direction, les Chefs de division et services du ministère du Travail.

Pour rappel, « la certification professionnelle est la reconnaissance par un organe compétent des capacités d’un individu à exercer un métier bien défini pour accéder à un emploi et se positionner à une catégorie socioprofessionnelle ».

La motivation d’organiser cet atelier est partie des questions ci-après : quel crédit accorde-t-on aux certificats ou aux titres de qualification des stagiaires sortis des centres de formation de l’INPP sous tutelle du MTEPS. Bien que délivrés, sont-ils normalisés ou reconnus par d’autres ministères et institutions du pays ? Qui a l’obligation de certifier et quel type de classification d’emplois à donner aux métiers pour les stagiaires ? Existe-t-il un répertoire national des métiers ?

Telles sont les matières qui ont été traitées en atelier de deux jours ; et la mise en place d’une Commission Nationale de Certification Professionnelle (CNCP) et d’un Répertoire National de Certification Professionnelle (RNCP) constituent des solutions et des vastes chantiers à ces enjeux. Ils visent la régulation des normes de certification dont les outils ont déjà été créés par l’INPP avec l’appui de l’Agence Française de Développement (AFD). C’est depuis juin 2016 que le METPS avait confié le mandat à l’INPP, grâce à cet appui de l’AFD et C2D, pour avancer et proposer des mécanismes de régulation de la certification professionnelle, dans un esprit de complémentarité et de partenariat avec d’autres Ministères certificateurs.

Par ailleurs, lors de sa présentation, M. Paul NKONGOLO, Directeur Technique de l’INPP a rappelé les objectifs liés à ce projet ; entre autres : - contribuer à mettre la RDC en position de faire face aux enjeux socioéconomiques, - situer le stagiaire au centre du dispositif de formation en facilitant la continuité et la progression de son parcours personnel et professionnel, -faciliter le mouvement des stagiaires pour un emploi au niveau interne et ou externe, - mettre en place un système qui assure la qualité de la certification proposée aux jeunes et adultes…

Il a démontré l’importance de cette démarche dont le but est de donner de la valeur au métier ; d’assurer la performance des domaines de formation et la pérennité de l’INPP. Toutefois, les programmes de formation, les profils des formateurs pour la formation des stagiaires, les équipements et les infrastructures de qualité, sont des préalables à une bonne certification professionnelle, a signifié le Directeur, en insistant sur les études socioéconomiques, facteurs déterminant dans le choix des formations et métiers porteurs d’emplois à organiser. En évoquant l’importance de l’analyse socioprofessionnelle pour des emplois en perspectives, le Directeur Technique a martelé que la formation doit toujours anticiper la demande.

Les réformes engagées dans ladite commission consistent en la production des outils et des mesures d’application de la stratégie, la production d’un répertoire des métiers porteurs pour leur classification par le METPS et le positionnement dans la société, mais aussi des arrêtés ministériels pour autoriser les centres de formation à fonctionner ou à organiser des programmes de formation dans le pays.

L’INPP en tant qu’organe technique en cette matière, est le porteur de la démarche et plaide en faveur de l’établissement d’un dispositif de régulation des certifications professionnelles comme une des priorités du METPS. Dès que possible, les stagiaires de l’INPP bénéficieront des titres de qualification professionnelle normalisés, reconnus par tous et valorisés.