Les stratégies de Genre et de Prise en charge des publics vulnérables en formation professionnelle, mises en place à l’INPP

Publié le 04-04-2018

Dans le souci de promouvoir une formation professionnelle inclusive, l’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP) vient d’intégrer dans sa politique de formation les stratégies de genre et de prise en charge des publics vulnérables. Raison pour laquelle, le Numéro 1 de cet Etablissement, Maurice TSHIKUYA, a fait une présentation sur ces deux approches le vendredi 30 mars dernier, en la salle polyvalente de la Direction provinciale de l’INPP Kinshasa, en présence du Vice-ministre du Travail, Athys KABONGO ; des représentants des organismes internationaux (PNUD, CTB, Banque mondiale, …) ainsi que des corporations des entreprises de la RDC (FEC, COPEMECO, OPEC…).

.Dans son intervention, l’Adg de l’INPP a fait valoir lesdites stratégies qu’il a qualifiées d’outils d’équité, de justice et d’égalité des chances. Il a démontré à travers un exemple le souci qu’a l’INPP et sa conviction d’asseoir ces deux approches dans ses interventions, en évoquant les travaux de modernisation des centres de formation de l’INPP Bukavu pour lesquels les bâtiments sont construits tout en laissant un accès aux publics vulnérables. C’est l’exemple de la « passerelle des personnes à mobilité réduite ».

C’est pour donner la chance à toutes les couches sociales, à l’accès à la formation, à l’exercice d’un métier, à la participation à la vie sociale ; par ricochet, résoudre les inégalités, disparités entre Homme-Femme ; mais également à féminiser les filières de formation de l’INPP, a-t-il renchéri. Sur ce, il définit le public vulnérable comme « tout individu ou groupe d’individus qui, en raison d’une déficience physique ou mentale, des effets des conflits armés, de la rupture sociale, du genre et de l’appartenance « ethnique », des catastrophes et autres calamités, est exposé à la discrimination, à l’exclusion sociale et économique faute de compétences et qualifications professionnelles ».

A titre d’exemple, Maurice TSHIKUYA a catégorisé les types de personnes vulnérables notamment, les personnes vivant avec handicap, les femmes victimes des violences sexuelles, les démobilisés, les déplacés internes, les filles-mères… De ce fait, le seul moyen pour faire renaître leur confiance et leur insertion socioprofessionnelle reste les compétences à acquérir par une formation adaptée. Plusieurs efforts ont déjà été menés dans ce sens par l’INPP avec des formations organisées à l’endroit de ces couches sociales ; par exemple : formation des démobilisés à Rutshuru, formation des femmes victimes des violences sexuelles de Panzi au Nord-Kivu, formation des enfants dits « Kuluna » à Kinshasa, a-t-il poursuivi.

Pour sa part, le vice-ministre du travail, Athys Kabongo, lors de cette présentation, a démontré la détermination du gouvernement congolais de renforcer l’INPP en vue de l’effectivité de la prise en charge des personnes vulnérables et de la dimension genre en formation professionnelle pour répondre aux enjeux du développement économique de l’heure. Il a ajouté que cela permettra à l’INPP de jouer son rôle en tant que régulateur de la formation et de l’insertion socioprofessionnelle de ces personnes.

Par ailleurs, l’INPP considérant l’égalité de « genre » dans ses interventions, veut contribuer à la réalisation des droits humains de tous et de permettre aux femmes et aux hommes de jouir des mêmes opportunités, droits et obligations dans leur vie quotidienne, d’avoir un accès égal aux formations professionnelles et de promouvoir un développement équitable.

Signalons que c’est avec l’appui de la Coopération Française dans le cadre du C2D que l’INPP a mis en place des documents stratégiques pour accompagner la dimension genre et la prise en charge des personnes vulnérables à travers tous ses 37 centres de formation disséminés sur le territoire national.

Fort de cette embellie, ces stratégies restent des impératifs pour l’INPP de participer à l’intégration de l’équité du genre en tant qu’outil de cohésion sociale, et à l’inclusivité de la formation professionnelle, gage du développement intégral et durable pour la RDC.