Tripartite INPP-JICA-FINCA : Lancement de la troisième phase du fonds SOLIDE pour soutenir l’esprit d’entreprendre des femmes en RDC

Publié le 15-03-2018

Que deviennent les stagiaires de l’INPP après leur parcours de formation professionnelle? L’entrepreneuriat féminin peut-il exister en RD Congo ? Telle est la question qui se pose avec beaucoup plus d’acuité au centre des réflexions, débats, séminaires, activités, et sur plusieurs lèvres des autorités intervenant dans le domaine de la formation professionnelle en RD Congo. Sur ce, pour plaider en faveur de l’entrepreneuriat des femmes – « anciennes stagiaires de l’INPP ». Raison pour laquelle un Fonds Solide-INPP exclusivement dédié à celles-ci été lancé mardi 21 novembre 2017, avec l’appui du projet japonais (JICA) de renforcement des capacités de l’INPP « SOLIDE », et par le soutien financier de la Banque FINCA. Le Vice-ministre de l’Emploi, Travail et de la Prévoyance Sociale, Athys KABONGO KALONJI, a présidé cette cérémonie, en présence de Mr l’ADG de l’INPP, Maurice TSHIKUYA KAYEMBE. Dans leur sillage se trouvaient plusieurs délégations, entre-autres, le représentant de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) ; Mme le Directeur Général de la Banque FINCA, Mme la Secrétaire générale au Ministère du Genre, Famille et Enfant, la délégation de la Coopération Technique Belge, Banque Mondiale, des membres des entreprises de la corporation nationale (FEC, OPEC, FENAPEC, ONEM…). Ils étaient assistés des cadres, directeurs centraux et provinciaux, mais aussi des anciens stagiaires de cet Alma Mater de la formation professionnelle en RDC.

Cette mise en opérationnalisation de ce Fonds « SOLIDE », est une émanation de la ferme volonté et du management axé sur les résultats remarqués de la part de l’AGD de l’INPP, Maurice TSHIKUYA KAYEMBE, avec l’expertise du projet de renforcement des capacités « SOLIDE-INPP », a envisagé à améliorer les programmes de formation, permettant ainsi les apprenants à assimiler les techniques spéciales pour apprendre un métier, ainsi qu’à renforcer le soutien aux demandeurs d’emploi en fin de formation.

L’entrepreneuriat féminin est-il possible ? La réponse est oui. La réalité est que, la culture de l’entrepreneuriat a dors-et-déjà élu domicile dans les mœurs des anciens stagiaires qui finissent leur formation à l’INPP. La jeunesse congolaise étant majoritaire (femme-homme) et constituant une force vive de la nation, cette politique est un cri d’alarme sensibilisateur à l’entrepreneuriat qui n’est possible qu’à travers une formation professionnelle qualifiante et valorisante. Ceci favorise l’exercice d’un métier pour s’auto prendre en charge et faire face au problème du chômage des jeunes qui guette la société.

Pour le cas qui est spécifique à cette troisième Phase de ce fonds SOLIDE, autrefois appelées « êtres-faibles » ; ce jour, reconnues par des textes légaux à travers le monde comme « forces vives » dont la nation congolaise a besoin pour transformer le monde par leurs savoirs débouchant ainsi à la création des entreprises innovantes, les femmes- anciennes stagiaires de l’INPP ont du pain sur la planche et deviennent des pièces maîtresse pour contribuer à la reconstruction et au développement de notre pays.

Pourquoi l‘entrepreneuriat

Faisant face à la reconstruction et au développement à la suite de la période de confusion qu’elle a connu après 1991, la République Démocratique du Congo considère ‘l’amélioration de l’emploi et du travail » comme l’un des enjeux prioritaires dans sa politique de développement économique, et accorde de l’importance à la formation du personnel industriel. le taux de chômage global en RDC s’élève à 80% dont celui des jeunes de 15 à 24 ans est estimé à 10,3% pour les hommes et à 13,3% pour les femmes (valeurs estimées en 2014 par l’OIT). En comparaison avec les taux de chômage moyen des pays à faible revenu incluant la RDC, ces chiffres démontrent que la RDC se confronte aux difficultés de l’accès à l’emploi. De plus, les nouvelles embauches sont extrêmement restreintes pour les entreprises congolaises en raison de la stagnation économique, de sorte que le pays compte sur l’entrepreneuriat pour encourager davantage la création d’emplois. Dans un tel contexte, « le projet de renforcement des capacités de l’INPP de la RDC envisageait à améliorer les programmes de formation permettant aux apprenants d’assimiler les techniques spéciales pour apprendre un métier, ainsi qu’à renforcer le soutien aux demandeurs d’emploi en fin de formation.

Quel est l’entrepreneuriat envisagé par le présent projet ?

Une des démarches consiste à former des maîtres-formateurs pour l’appui à l’entrepreneuriat. Les participants à ce stage, provenant de 11 provinces du pays, ont visité des ex-stagiaires de l’INPP devenus entrepreneurs, afin de partager les une et les autres leurs expériences. Il s’est avéré que les métiers comme la coiffure, la couture, la restauration et la vente de marchandises, sont fortement sollicitées, mais les concurrents sont déjà nombreux sur les marchés. Cela montre que ceux qui entrent sur ces marchés en créant leur entreprise, doivent rencontrer des concurrents. Pour les produits ou services qui manquent d’originalité, lors qu’ils se trouvent concurrencés par la guerre des prix, leur entrepreneurs s’affaiblit et leur entreprise éliminée du marché. Si cela se passe comme cela, même si vous créez une entreprise avec des financements stables, votre entreprise aura du mal à continuer son activité, ce qui ne contribuera non plus à stimuler la croissance économique pour l’ensemble de la société. Dans le cadre du présent projet, on essaie d’introduire non seulement la méthode pour gagner des revenus et compléter le manque d’opportunités d’emplois mais également l’esprit de la méthode d’ »Entrepreneuriat permettant de prospecter la clientèle » conçue dans le but de stimuler l’entrepreneuriat pour qu’il puisse contribuer à améliorer le développement social et la qualité de vie.